Taille :
Plus petit que le frelon Européen
Jusqu’à 32 mm pour la reine
De 15 à 30 mm pour les ouvrières
Frelons asiatique 1
Caractéristiques succinctes :
Le seul capable de faire du vol stationnaire
Abdomen jaune avec points noirs, corps d’apparence globale jaune, pattes beiges
Comportement beaucoup plus agressif que le frelon Européen
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Nid :
Nid en cellulose d’environ jusqu’à 80 cm
Construit avec des fibres de bois mélangées à de la salive
Population : d’une dizaine à 7 à 8000 individus
Sur le nid secondaire, orifice de sortie latéral (contrairement au frelon Européen)
Rayon d’action 700 m, parfois jusqu’à un 1 ou 2 kms

Photo ci-contre : nid primaire de début de saison, de la taille d'une balle de ping-pong.

Frelons asiatique 3

Développement :                                                                                                                                                                                                               
Au printemps les reines fécondées qui ont survécut à l’hiver sortent de leur hibernation et partent construire un nid pour y fonder une nouvelle colonie.
Elles construisent alors un petit nid primaire construit à hauteur d’homme en général. Ce nid comportera une dizaine d’individus.

Ensuite les insectes quitteront ce premier nid pour construire le nid secondaire, beaucoup plus grand et capable d’accueillir plusieurs milliers d’individus.
Nid secondaire construit en hauteur dans les arbres mais, (en l’absence de prédateurs ?), le comportement de l’espèce a évolué et maintenant
les nids principaux se retrouvent presque partout : cimes des arbres, buissons, tas de bois, granges, derrière un volet, coffre de store, faux plafond,
double cloison, voiture abandonnée, boites aux lettres, regard technique, sol…

A l’automne, outre les ouvrières et les mâles, ce nid contiendra plusieurs centaines à plusieurs milliers de futures reines. Celles qui auront été fécondées
et surtout, qui auront survécu à l’hiver dans leur cache (pierres, tronc d’arbre…) établiront alors une nouvelle colonie…La croissance de l’espèce est donc
exponentielle surtout si les hivers sont doux ce qui est le cas ces dernières années dans le sud de la France.

Frelons asiatique 4

 

Impact majeur sur les abeilles :
Outre les fruits sucrés qu’il affectionne, le frelon asiatique est un très gros prédateur d’insectes variés.
Sa double paire d’ailes lui permet de réaliser des vols stationnaires devant ses proies ce qui lui confère un avantage déterminant par rapport à d’autres insectes prédateurs et en particulier le frelon européen.
En peine saison le frelon asiatique recherche des protéines pour nourrir ses larves.
Autour des maisons, on peut alors le voir venir roder autour des gamelles des chien et chats, des grillades du barbecue, de restes alimentaires dans les poubelles…
Dans les champs, il chasse massivement les insectes et, par facilité, se positionne à l’entrée des ruches qu’il découvre, se place en vol stationnaire et capture au vol les abeilles ouvrières qui rentrent ou sortent de la ruche. Il les emmène sur une branche voisine, avec ses puissantes mandibules il les découpe en trois morceaux et emporte le thorax au nid où il sera redécoupé en plus petites boulettes pour alimenter les larves de jeunes frelons (de plusieurs centaines à plusieurs milliers).
Un frelon en appelant un autre, une ruche peut ainsi être très rapidement décimée par une colonie de frelons asiatique, chaque frelon consommant jusqu’à soixante-dix abeilles par jour
Ainsi lorsque plusieurs dizaines de frelons sont en embuscade devant la ruche, le massacre est rapide…
De plus, les abeilles survivantes terrorisées restent dans la ruche qui périclite et l’essaim finit par mourir faute de pollen.

Aspect réglementaire :
Depuis décembre 2012, le frelon asiatique « vespa velutina » est classé par arrêté ministériel au titre du code rural et de la pêche maritime, comme danger sanitaire de deuxième catégorie pour l’abeille domestique apis mellifera
Depuis janvier 2013 il est classé « Espèce Exotique Envahissante » au titre du Code de l’environnement.
Depuis 2016 il est classé dans la liste des « Espèces Exotiques Envahissantes préoccupantes » pour l’Union Européenne.
Les Etats Membres ont l’obligation de surveiller et d’éradiquer les populations présentes dans la nature ou, si c’est réalisable, de mettre en place des mesures de gestion efficaces pour limiter leur dispersion et réduire au minimum leurs effets néfastes.